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Les hommes qui ont survécu à ‘LOCKTOBER’ sont sur le point d’enlever leur cage de chasteté

Malgré toute ma rage, je ne suis encore qu’une bite dans une cage… jusqu’au 1er novembre.

Le cœur de Paul battait d’excitation nerveuse le 30 septembre à l’approche des douze coups de minuit. Date, à laquelle il a volontaire glissé sa bite dans “The Vice”, une cage de chasteté en plastique avec un dispositif anti-retrait. Le jeune homme de 22 ans, originaire de Montpellier, cherchait en ligne son prochain jeu frivole lorsqu’il est tombé sur le site de Déesse Summer, une Canadienne spécialisée dans la “chasteté masculine et le keyholding”. Elle offrait une promotion pour , ce moment où les hommes passent le mois d’octobre enfermé dans une cage de chasteté. 

Depuis un total de 30 jours, et ce n’est pas fini, le pénis de Paul est verrouillé. Pendant tout ce temps, il reçoit des tâches quotidiennes de la Déesse Summer. Cela va de “dévoiler ses sentiments intimes en écrivant sur lui-même” à des séances de “taquineries et de déni”, pendant tout ce temps, il lui envoie des photos qui prouvent sa servitude. Paul et la Déesse Summer ont refusé de donner plus de détails sur les tâches. Au cours d’un autre défi du type “vérité ou défi”, la Déesse a obligé Paul à prendre une photo de lui avec une femme, seins nus, prenant sa cage de chasteté dans la main. “Il a fallu pour cela parler à une femme de ce qui se passait et espérer qu’elle soit d’accord”, me dit-il. Il a répondu à la demande avec l’aide d’Alixia, son amie d’enfance. 

Mais là où d’autres ne voient que douleur et souffrance, Paul voit soulagement et renaissance, expliquant que Locktober a “rendu la vie digne d’être vécue” depuis qu’il ne se “tire plus aveuglément sur le manche tous les jours”. J’ai entendu à peu près la même chose de la part d’autres participants à Locktober avec qui j’ai discuté la semaine dernière. Par exemple, Hugo, un homme de 32 ans marié à Marie, habitant Toulouse, dit que sa femme et lui font “de la domination féminine et du déni d’orgasme masculin, un principe fondateur”. Cela ne concerne pas uniquement leur vie sexuelle, mais d’une manière générale leur vie du quotidien, et en l’absence de pénis, ils sont forcés d’être “créatifs”. Pendant ce temps, Steve, un homosexuel de 35 ans du nord de Marseille, adore l’anticipation d’un pénis derrière les barreaux. “Cela dure tout le mois jusqu’à la sortie finale”, note-t-il. Pour Geoffroy, un homosexuel de 42 ans vivant à Paris et ayant une “très faible libido”, Locktober est une sorte de Viagra. “Le fait d’être enfermé me donne vraiment envie de rencontrer des gens et de faire l’amour”, explique-t-il. Mathieu, un bisexuel de 53 ans, dit que tout est une question de communauté. “C’est un moyen de partager des expériences avec des novices, ou avec les créatures les plus rares : des femmes cherchant à devenir des gardiennes de clés. 

Mais ces femmes sont suffisamment difficiles à trouver pour être une source de consternation. “Je n’en ai pas”, se lamente Arnaud. “Peut-être un jour.” Quand j’insiste auprès de Mathieu sur sa difficulté à trouver une femme pour placer la clé de sa cage de chasteté autour de son cou, il dit qu’il a demandé à son ex-femme et qu’il a été effondré lorsqu’elle lui a répondu : “Cela aura pu m’intéresser quand nous étions mariés, mais maintenant je ne veux pas être impliquée dans tes histoires”. Il s’avère que Hugo est l’un des plus chanceux : “Ma femme est à fond dedans”, se vante-t-il. “Au moins, si ce n’est plus que moi.

Ainsi, beaucoup ont recours à des solutions virtuelles. “Une amie en ligne est ma Keyholder”, explique Steve. “Je lui fais savoir si j’ai besoin d’enlever la cage pour une raison quelconque, ce qui me permet de rester honnête. En réalité, le défi est la maîtrise de soi”. Geoffroy opte pour un arrangement longue distance, son Keyholder est à deux heures de route. “La serrure de ma cage à deux clés. Il en garde une, l’autre est chez moi dans un coffre à combinaison dont lui seul connait la combinaison. En cas d’urgence, je peux lui demander le code. 

La rareté des keyholders est probablement ce qui a conduit Paul à la Déesse Summer. “La seule raison pour laquelle je suis si engagé, c’est parce que j’ai trouvé une Déesse qui sait me réconforter quand elle me pousse à aller plus loin et qui m’écoute vraiment lorsque j’ai des inquiétudes. Sans elle, je n’aurais jamais pu tenir trois jours.” Il lui rend la pareille sous la forme de carte cadeau Amazon de 200 $. 

Comme vous pouvez vous y attendre, cadenasser votre pénis pendant un mois n’est pas sans difficulté. “Prendre une douche à la salle de sport la première fois était difficile, et consulter un médecin était un peu effrayant”, avoue Tom. Cela est sans parler de l’agonie de la gaule du matin : “je me suis réveillé avec une érection inhabituellement vigoureuse [le 12 octobre], qui m’a fait assez mal pour me couper le souffle”, déclare Arnaud. Ni de l’absence d’une quelconque satisfaction sexuelle, ce qui est évidemment le but, mais ce qui reste difficile à poursuivre sur tout le mois néanmoins. En fait, vers la troisième semaine, Geoffroy a déclaré qu’il “utilisait un gode de façon régulière simplement pour tenter d’obtenir un soulagement grâce à la lubie constante”. Comme d’habitude, Hugo est le cas particulier : “Disposer de ce niveau de contrôle rend ma femme folle. Quand je suis en cage, nous faisons l’amour cinq à six fois par semaine. C’est essentiellement du sexe oral, mais parfois elle souhaite la pénétration, évidemment il est hors de question de m’enlever la cage alors je porte un gode-ceinture”.

Néanmoins, au moins quelques gars prévoient de rester en cage après la date du 1er novembre. “Maintenant que nous approchons de la fin du mois, j’envisage de le prolonger jusqu’à la fin de l’année”, explique Mathieu. “Une partie de moi veut rendre ça permanent”. Pour sa part, Geoffroy n’a pas le sentiment d’avoir le choix puisque son gardien de la clé l’exige. “Je n’ai aucune idée du moment où je vais être libéré”, dit-il. “Je pense qu’il va me garder enfermé indéfiniment.” Les autres s’attendent cependant à une forme de libération. Steve, par exemple, a l’intention d’avoir “beaucoup de relations sexuelles” avec son mari tandis que Tom prévoit “un orgasme incroyable”, mais pas avant que sa femme ne le taquine davantage en organisant une soirée “olé olé” et en “jouant avec un ami” pendant qu’il regarde. L’épouse de Hugo est fière de mettre fin à sa chasteté par une pipe — bien sûr, après une toilette approfondie indispensable. “Un mois dans la chasteté implique je vais devoir me rafraîchir avant qu’elle ne s’approche trop, donc nous allons probablement me débloquer sous la douche, avant de savonner et de frotter par-là, puis le spectacle pourra commencer.

Le sursis de Paul, cependant, ne sera que momentané. Après le keyholding virtuel, il va découvrir les plaisirs du keyholding réel. “Déesse est rentrée en relation avec Alixia, est grâce à une ‘coach en chasteté masculine et keyholding’, elle l’a convaincue de prendre la relève. Parait-il, elle a le profil idéal : une femme homosexuelle qui garde la clé d’un ami platonique. Déesse nous a prévu un jeu qui semble aussi amusant et excitant que Locktober qui commence le 2 novembre et qui termine la nuit du 31 décembre.”

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