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Fantasme Réalisé – La Cage de Chasteté

Mon compagnon et moi sommes ensemble depuis plus d’une dizaine d’années. Nous nous sommes rencontrés plus tôt jeunes. Il a 28 ans, j’en ai 26. Nous nous considérons comme un couple fun, actif et d’humeur joviale. Nous aimons faire du vélo, regarder des documentaires et cuisiner ensemble.

J’estime avoir un appétit sexuel sain, mais sans les désirs de mon compagnon ont toujours été plus importants que les miens. Plus jeune, je n’étais pas peu fière de savoir séduire les hommes. Je pensais que cela serait un atout dans ma relation, mais je me suis rendu compte, une fois en couple, que séduire mon homme l’excitait rapidement et qu’il voulait avoir des rapports sexuels. Ne vous méprenez pas, j’aime le sexe, mais je ne suis pas toujours dans l’ambiance ou prête pour ça. De mon point de vue, des baisers ou des câlins ne sont pas nécessairement des préliminaires à un acte sexuel. C’est juste un moment de tendresse et d’intimité partagé. Mais, ce n’est pas le point de vue de mon homme. Une fois qu’il est excité, il veut aller « droit au but » : il vaut me pénétrer tout de suite, puis finit malheureusement (ou heureusement, parfois) en un rien de temps.

Rapidement, j’ai appris à réfréner ma nature coquette avec mon homme par crainte de provoquer sa libido. Le cercle dans lequel nous nous sommes retrouvés n’était pas sain et il tuait l’aspect romantique de notre relation. Bien sûr, à l’époque, je n’avais aucune idée des dégâts que cela causait. Je pensais juste que notre relation allait être un grand sacrifice en ce qui concernait la romance et le sexe.

Après avoir lu un article sur le partage des fantasmes au sein du couple, j’ai pensé qu’il serait bon pour nous d’essayer. Profitant d’une soirée romantique, j’ai orienté la conservation sur ce sujet. J’ai commencé, je lui ai dit comment j’aimais l’embrasser juste pour le plaisir de sentir ses lèvres contre les miennes. Combien j’aimais nos ballades romantiques dans la montagne et d’autres désirs romantiques que j’avais.

Puis, ce fut à son tour et… vlan ! Il m’a dit son . Il voulait que je verrouille sa virilité dans une petite cage. J’ai été abasourdie. D’une part, nous avons mes petits fantasmes romantiques, angéliques et, d’autre part, son fantasme pervers, moyenâgeux. Du moins, c’est ainsi que je l’ai perçu à ce moment-là. J’étais frustré avec notre vie sexuelle, alors quand j’ai entendu les désirs intérieurs de son cœur, je suis devenue dingue. Je sais que j’aurais dû l’écouter, l’entendre et essayer de comprendre, mais mon esprit était confus et, pour être honnête, je ne pensais vraiment qu’à moi-même.

La nuit a été longue, car mon esprit a gambadé au sujet de l’homme que je m’apprêtais à épouser. Le lendemain, alors qu’il était au travail, je suis allée sur internet. J’ai posté quelques messages, principalement sur des forums féminins. Une partie de moi espérait trouver des femmes qui se sentaient trahies par leurs hommes pour que l’on compatisse ensemble, tandis que l’autre moitié espérait que d’une façon ou d’une autre je découvrirais que mon fiancé n’était pas si étrange.

J’ai reçu une réponse incroyable que vous pouvez lire ici. J’ai été soulagée de découvrir que, bien qu’elle ne soit pas extrêmement courante, la chasteté masculine est un fantasme quelque peu commun pratiqué par de nombreux adultes « normaux » et équilibré à travers le monde entier. Je me sentais tellement ridicule de m’être emportée ainsi, et j’ai décidé de tenter sincèrement de comprendre mon homme.

J’ai voulu reprendre la conversation sur les fantasmes. J’ai dû convaincre mon mari, car il avait été blessé par ma réaction la dernière fois. Je me suis excusée, et je lui ai dit combien je me sentais mal. Que je voulais qu’il se sente émotionnellement en confiance avec moi pour partager tout ce qui était dans son cœur. Il était encore un peu hésitant, alors je lui ai juste dit : « La mèche est vendue. Ce n’est plus un secret, maintenant ». Je lui au parlé de mes conversations en ligne et de mes recherches. Il a été surpris que je me sois donné tant de mal et il a commencé à s’ouvrir. Nous avons discuté longuement et il a fait de son mieux pour essayer de m’expliquer.

La conversation s’est poursuivie les jours suivants jusqu’à ce que je commence à comprendre un peu mieux son fantasme. Permettez-moi d’essayer de vous l’expliquer ici aussi succinctement que possible.

Quand il était au début de l’adolescence, mon mari a commencé à ressentir une attirance normale pour les filles. Il a eu des coups de cœur envers certaines filles, mais il était trop timide, effrayé ou introverti pour faire quoi que ce soit. Il semble que les filles qui l’attiraient étaient probablement confiantes et plutôt intimidantes. En grandissant, ses coups de cœur devenaient de nature plus sexuelle. Il s’est rendu compte que les filles l’avaient, en quelque sorte, pris en otage par ses propres sentiments amoureux.
Nous avons tous connu ça, dans une certaine mesure, à un moment donné de notre vie. Lorsque la personne pour qui nous avons le béguin entre dans la pièce, on perd nos moyens, on n’arrive plus à penser ou à parler, on commence à transpirer et à rougir. C’est intensément agréable et cruel en même temps. C’est assez commun, quand nous sommes jeunes, mais pour une raison ou une autre ses sentiments se sont ancrés profondément dans sa psyché. Il en était devenu avide de ces sentiments de soumission érotique qu’il ressentait lorsqu’une fille exerçait son pouvoir sur lui.

Depuis il est sorti de cette phase et quand nous nous sommes rencontrés au lycée c’était un homme suave et confiant. Aujourd’hui il est responsable d’une équipe d’une centaine de collaborateurs dans une entreprise stratégique. Pourtant, cette envie profonde d’être submergé sexuellement et romantiquement par une femme est encore tapie sous sa robuste façade. Quand nous avons introduit certains jeux de bondage soft dans nos ébats amoureux, cela a ravivé cette passion en lui de soumettre une partie de lui-même à une femme, à moi. Je n’avais pas conscience de tout cela, je pensais juste que nous jouions à un petit jeu coquin. Un jour, il a découvert l’existence de la pour hommes et que les couples étaient de plus en plus nombreux à l’utilisée. À partir de ce moment et sans qu’il en prenne conscience, il a été subjugué par celle-ci.

Maintenant, revenons à notre histoire. Après cette longue conversation, j’ai commencé à comprendre mon mari et à appréhender son fantasme. Aussi, je me suis sentie plus confiante et prête à l’accompagner dans sa concrétisation. Je lui ai dit que j’étais disposée à tenter le coup. Il a semblé soulagé et nerveux en même temps, puis a sorti une cage de chasteté qu’il avait achetée quelques mois avant. Je me suis, alors, rendu compte que cela devait faire un moment qu’il pensait à ce fantasme, mais qu’il n’avait jamais osé m’en parler par crainte de ma réaction. Cela m’a peiné et je me suis promis de devenir une personne plus tolérante. Il m’a remis la cage et je l’ai examinée. Elle était en plastique, dur et transparent, elle me semblait petite. Trop petite ? Il m’a expliqué comment cela fonctionnait et comment elle s’assemblait pour piéger l’équipement de l’homme sans que cela ne provoque de blessures ou d’inconfort. Ensuite, il m’a montré comment le petit cadenas permettait de garder l’ensemble solidement lié. C’était une expérience très sensuelle, car je savais que je tenais un accessoire puissant entre mes mains et je pouvais voir l’effet qu’il produisait sur mon mari alors qu’il m’observait la manipuler. Ensemble, nous l’avons mis sur lui. Puis, je l’ai enlevée et je l’ai reposée plusieurs fois tout en m’assurant de ne pas le pincer.

Cette nuit-là, nous avons improvisé notre petite cérémonie de verrouillage, dans une ambiance romantique avec quelques bougies allumées. Nous avons fixé deux ou trois règles de base et de sécurité. Nous avons décidé de faire un essai de deux jours pour commencer. De quoi nous assurer que le dispositif ne causait pas de problème. Puis, il était, alors, temps de le verrouiller. Une fois, le dispositif en place, il a tenu à ce que je ferme le cadenas. Je pensais que ce serait plus romantique s’il l’avait verrouillé et qu’il m’avait donné la , comme un signe de sa envers moi. Mais bon, c’est son fantasme, n’est-ce pas ?
Juste avant de fermer le cadenas, je lui ai dit : « Maintenant que tu m’as remis ton sexe, je prendrais la place d’honneur dans ta vie que tes orgasmes occupaient autrefois. » C’était ringard, mais je suppose que cela ne sonne pas ringard pour un homme qui vient juste d’être enfermé dans une cage de chasteté. Son visage était inestimable, et m’a étreint fermement. J’ai pensé qu’il pourrait pleurer. Ensuite, nous nous sommes embrassés. Depuis que nous sommes mariés, il n’a jamais pu m’embrasser plus d’une minute ou deux sans qu’il commence à enlever ses vêtements. Maintenant, avec le dispositif empêchant ses érections, il a été amené à son maximum de désir de moi sans être autorisé à le satisfaire. Là, nous sommes restés des heures à nous embrasser, à nous câliner, à parler et à nous embrasser encore. À mon grand étonnement nous avons pulvérisé tous nos records de temps passé à nous embrasser, même ceux de l’époque on nous « sortions ensemble ».

Le lendemain était son premier jour au travail en portant le dispositif. Il était nerveux que cela se voie à travers son pantalon, mais après quelques essayages et, autant que je puisse en juger, c’était imperceptible. Je pensais à lui tout au long de la journée et je me demandais ce qu’il pouvait ressentir et penser. Quand il est rentré à la maison (à l’heure), il m’a dit que le dispositif lui faisait constamment penser à moi. Il le ressentait comme une main douce, mais ferme, comme le prolongement symbolique de ma main. En pensant à moi, il ressentait des papillons dans le ventre pendant toute la journée.

Le soir même, nous avons fait une inspection de la cage de chasteté pour nous assurer que tout aller bien. Il a fait un petit ajustement, il a remplacé une entretoise par une plus courte. Une fois le dispositif remis en place, nous avons décidé de continuer deux jours de plus. Ces deux jours sont passés si vite et, après une vérification plus approfondie, nous avons constaté que le dispositif était bien ajusté et ne lui causait aucun problème. Il est chanceux. Nous avons lu que de nombreux hommes avaient besoin de faire de nombreux essais avant de trouver le bon ajustement, voir même pour trouver le bon dispositif. Mon homme semble être fait pour la CB-6000s qui est un des dispositifs les plus populaires sur le marché.

Maintenant, il était temps de commencer à jouer le jeu pour de vrai. Je dis le jeu parce qu’à bien des égards c’est un jeu. C’est amusant et nous y jouons tous les deux de notre plein gré. Cependant, aucun d’entre nous n’a voulu le prendre à la légère. C’est un jeu qui doit être pris au sérieux pour que ce soit amusant, alors peut-être que cela en fait plus un sport. Je lui ai demandé combien de temps il voulait rester enfermé. Il m’a répondu que c’était à moi de prendre cette décision. Il m’a rappelé que son but n’était pas de rester verrouillé pendant une période donnée, ni même d’être verrouillé. C’était son désir de me remettre ce pouvoir et de me laisser faire ces choix. J’ai répondu : « Très bien. J’accepte. Tu resteras enfermé pendant une semaine. Je me réserve le droit de prolonger la durée si je le juge opportun. » C’était un peu difficile de ne pas pouffer de en disant cela, ce qui a suivi était un nouveau marathon de baisers tandis que son membre est resté résolument verrouillé dans sa cage.

La semaine suivante était comme si nous étions à nouveau de jeunes fiancés. Des fleurs apparaissaient sur la table du séjour. Les tâches ménagères semblaient se faire magiquement dans la maison. J’ai été traitée avec des massages spontanés du dos et des pieds (mes préférés). Je pense que l’effet que j’ai préféré a été les petits sourires et les regards que nous avons commencé à nous redonner.

Au cours de la semaine, j’ai continué à lire et à apprendre sur l’expérience de la chasteté masculine. J’ai appris que vous ne pouvez pas juste verrouiller un type et vous attendre à ce qu’il se transforme comme par magie en un prince. S’il se sent abandonné ou si le garder verrouillé n’est qu’un moyen pour le manipuler, il perdra cette excitation érotique et cela deviendra qu’un fardeau. Ces dispositifs ne sont pas très sécurisés et il serait facile d’en venir à bout avec de simples outils. La clé pour maintenir le jeu amusant et érotique, et le garder ainsi perpétuellement, consiste à attiser son désir alors qu’il est incapable de l’assouvir. Ce n’est pas difficile à faire. Cela se résume à le taquiner et à le refuser. Pour cela, vous pouvez porter des tenues suggestives pour lui, l’effleurer sensuellement alors que vous ne faites que passer, faire courir vos orteils sur sa jambe alors que vous êtes assis en face à face. Vous pouvez, aussi, vous penchez afin que son regard se fixe avec appétence sur votre décolleté, ou malicieusement sur vos seins si vous ne portez pas de soutien-gorge. Tout cela ne demande pas énormément d’efforts de votre part et ne le laissera pas de marbre. Le plus efficace cependant, reste de distiller innocemment de petits commentaires taquins par-ci, par-là. Certains sont très directs, comme, « Comment se sent mon petit prisonnier aujourd’hui ? » ou « Ça fait tellement longtemps, je me demande bien où j’ai pu cacher la clé » ou « Es-tu sûr que nous devrions aller voir ce film ? J’ai entendu dire que [nom d’une star] apparait en bikini et je crains que cela te mette, savoureusement, mal à l’aise… »

D’autres taquineries sont plus subtiles, comme réfléchir à haute voix à ce que je pourrais ressentir en embrassant une autre fille (un classique des fantasmes masculin) ou même un autre gars. Le second l’excite terriblement. Par ailleurs, des mots comme « verrouillage », « clé », « dispositif », « piégé », « cage », placés dans une banale conversation en public le font toujours réagir. Il rougit toujours quand je les dis et que je sais que je viens de lui donner un petit frisson. La clé pour le garder verrouillé et sur le qui-vive n’est pas la petite clé en laiton que j’ai cachée dans ma cuisine, ce sont les taquineries constantes qui permettent de garder son excitation élevée.

Une autre chose que j’ai apprise, c’est que la chasteté masculine est une pratique de longue date, bien établie, dans certaines communautés BDSM et la plupart des informations que vous trouverez là-bas vous conduiront vers d’autres pratiques BDSM.
Attention ! La pratique de la chasteté masculine transcende cette communauté et si vous n’êtes pas une dominatrice dans l’âme, si vous ne voulez pas inclure les fouets, le travestissement ou toutes autres activités dans votre jeu, vous n’êtes pas obligé de le faire. Ne laissez jamais quelqu’un vous dire comment vous devriez jouer au jeu de la chasteté. Ce jeu est à vous et à votre partenaire, c’est à vous de définir ce que vous voulez en faire.

Comment tout cela l’a-t-il changé ? Eh bien, contrairement à certaines de mes craintes initiales, cela ne l’a pas transformé en homme efféminé ou en pervers taré. Il est le même mec viril que j’ai toujours aimé. Il est toujours responsable de ses affaires au travail et il est toujours très sincère et influent parmi nos amis. Il a cependant changé. Il sait maintenant montrer son amour pour moi. Peut-être que ce n’est pas tant une question de savoir comment, mais une question d’envie de le faire. Je pense que c’est le plus grand changement dans son caractère. Il m’a toujours parfaitement bien traitée, mais il met maintenant mes besoins romantiques et sexuels au-dessus de ses propres besoins sexuels. Permettez-moi de reformuler : ses besoins sexuels incluent, maintenant, d’abord mes besoins romantiques. Il ne s’agit pas juste qu’une question cérébrale d’ailleurs. Ce n’est pas juste, « Eh bien, je veux de relations sexuelles, alors je ferais mieux de faire ce qu’elle veut, alors elle me déverrouillera ». Il sait que cela ne marche pas comme ça et il ne le voudrait pas. Il semble m’avoir présenté quelque chose de plus profond que ça et il se réjouit de me donner du plaisir selon mes conditions.

Comment ai-je changé ? Eh bien, d’abord, je suis beaucoup plus confiante dans ma propre sexualité. J’ai maintenant la liberté de m’exprimer sans crainte d’avoir à me soumettre sexuellement. Je peux flirter (avec mon mari), l’embrasser, le caresser, l’allumer et être sexuellement libre comme je l’entends, et je sais que j’enrichis l’expérience pour mon mari, sans donner quoi que ce soit en contrepartie. Je pense que cette prise de confiance se répand dans d’autres domaines de ma vie aussi. Je n’aurais jamais eu le courage de partager cette histoire il y a encore quelques mois.

La chose vraiment ironique à propos de tout cela est que lorsque nous nous sommes engagés dans la voie de son fantasme, qui me semblait moyenâgeux, le résultat a été la satisfaction de mes désirs romantiques. Tous nos baisers sont maintenant faits pour le plaisir des baisers, parce qu’il sait — maintenant — qu’un baiser n’implique rien d’autre. Nous faisons ces ballades romantiques dans les montagnes. Nous faisons toutes ces choses que je voulais et nous les faisons parce que cela lui plaît aussi. Je ne sais pas dans quelle mesure j’ai réussi à la décrire, et franchement, j’en apprends toujours sur la chasteté masculine. Je ne sais pas où cela nous mènera, comment tout finira ou même s’il cela s’arrêtera. Mais, je sais nous nous amusons beaucoup, nous sommes sexuellement épanouis et nous sommes plus proches que jamais. Si l’un ou l’une se retrouve dans ce fantasme, il ou elle devrait le partager avec son ou sa partenaire et se donner les chances de tenter le coup ! La chasteté masculine a le potentiel incroyable de changer votre relation pour le meilleur.

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